Construit pour les jeunes filles, le lycée ouvre ses portes en octobre 1936 et est inauguré en juin 1937 par M. Jean Zay, ministre de l’Education nationale et des Beaux Arts sous le Front populaire. A cette époque, dans la banlieue sud, il n’existait aucun établissement public pour les jeunes filles. Le lycée le plus proche était le lycée Fénelon à Paris dans le cinquième arrondissement, le lycée Lakanal étant réservé aux garçons.

Lycée en cours de construction

 

En 1929-1930, la ville de Sceaux acquiert un terrain, ayant appartenu au mathématicien Augustin Louis Cauchy, cédé ensuite à l’État qui confie en 1932 la construction d’un lycée de jeunes filles à Émile Brunet, architecte en chef du service des monuments historiques, formé à l’école de Viollet-le-Duc. Pour mener à bien son projet, il s’entoure du maître ferronnier Raymond Subes, du maître verrier Louis Barillet et du célèbre mosaïste Auguste Labouret, comme cela avait été déjà le cas pour l’église Saint-Léon à Paris dans les années 20.

 

 

Le lycée de jeunes filles de Sceaux prend en 1938 le nom de Marie Curie, décédée 4 ans auparavant. En donnant le nom de cette scientifique de renommée à un lycée de jeunes filles, l’Etat encourageait celles-ci aux études scientifiques. La famille Curie habitait Sceaux. Eugène Curie, père de Pierre, y était médecin. Pierre et Marie Curie s’y sont mariés, y ont vécu et ont été enterrés dans le cimetière communal avant leur transfert au Panthéon.

 

Pièces jointes :

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