1. Qu’est-ce qui distingue la section D1 de la section D2 ?
La section D1 présente deux dominantes, le droit et l’économie. La section D2, quant à elle, a deux dominantes, l’économie et les mathématiques. C’est en raison de ces spécificités fortes que les deux sections sont liées à des universités différentes.


2. Comment s’effectue la sélection dans la classe préparatoire ?
La sélection s’effectue sur la base des dossiers téléchargés par les élèves de terminale, et remplis par les enseignants. Il est donc fondamental de respecter scrupuleusement la procédure d’inscription Parcoursup.
L’accès à la section D1 est possible pour tout élève titulaire d’un baccalauréat S, ES ou L, mais l’étudiant doit avoir de bons résultats dans l’ensemble des disciplines enseignées en classe de terminale. De plus, des aptitudes à la dissertation sont essentielles.
En ce qui concerne la section D2, l’accès est réservé aux élèves titulaires soit d’un baccalauréat S, soit d’un baccalauréat ES-spécialité mathématiques. Si des aptitudes certaines en mathématiques sont exigées, un bon niveau d’ensemble est également nécessaire.
D’une manière générale, un avis  » très favorable  » ou « favorable » délivré par le chef d’établissement de la classe de terminale est un atout essentiel pour être accepté dans la classe.

 


3. Quand la rentrée de la classe préparatoire est-elle organisée?
Les cours dans la classe préparatoire débutent dès le mois de septembre, comme au lycée. Quant aux enseignements à l’université, ils commencent courant septembre, selon les universités de rattachement.

 


4. Comment s’organisent les emplois du temps de la classe préparatoire par rapport à ceux de la faculté ?
Le principe de fonctionnement de la classe préparatoire est de ne pas mettre en même temps un cours au lycée et un cours à l’université ; il y a donc  » emboîtement  » des deux emplois du temps, mais non chevauchement. Les emplois du temps sont d’ailleurs conçus pour limiter, dans la mesure du possible, les déplacements. En moyenne, les étudiants suivent, par semaine, une douzaine d’heures de cours au sein de la classe préparatoire et une quinzaine à l’université.

 


5. Quelle est la nature des conventions qui lient la classe préparatoire et l’université ?
D’une manière générale, que ce soit en D1 ou en D2, deux types de convention existent :
– des conventions administratives relatives à l’inscription des étudiants en faculté et dans les travaux dirigés,
– une convention pédagogique par laquelle les étudiants de la classe sont dispensés d’une partie importante des épreuves de la licence première et deuxième année. Ce système d’équivalence est essentiel, car il permet d’une part d’alléger le volume des cours à l’université et d’autre part de dispenser au lycée Marie-Curie un horaire complémentaire axé sur la préparation à divers concours. Souvent même, l’emploi du temps est organisé conjointement entre le Lycée Marie-Curie et l’université de rattachement.
Des liens très étroits sont donc établis entre les classes préparatoires du lycée Marie-Curie et les universités de rattachement, c’est-à-dire l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne et l’Université Paris-Sud Sceaux/Orsay.

 


6. Comment fonctionnent, pratiquement, la section D1 et la section D2 du lycée Marie Curie ?
* La section D1 du Lycée Marie-Curie présente la particularité de proposer deux parcours aux étudiants :
– un parcours en partenariat avec la faculté de Sceaux (Université Paris-Sud) ; les étudiants préparent une L1 puis une L2 de en droit parallèlement aux cours dispensés au sein du lycée
– un parcours en partenariat avec l’Université Paris I (site Tolbiac) et le Centre audiovisuel d’études juridiques des universités de Paris (CAVEJ). Grâce à un emploi du temps aménagé, les étudiants préparent alors une double licence 1 et 2, en AES et en droit.
Il appartient à chaque étudiant de choisir son université de rattachement ; ce choix doit être effectué à la rentrée du mois de septembre de la première année.
* Pour ce qui est de la section D2, la classe préparatoire dispose de deux conventions, l’une avec l’Université de Paris 1 (UFR d’économie), l’autre avec l’Université de Paris Sud Orsay (UFR d’économie-gestion). Les étudiants choisissent, en septembre, l’université de rattachement.
Dans un cas comme dans l’autre, les étudiants préparent les deux premières années de la licence universitaire avec l’université de rattachement (Paris I ou Paris-Sud Sceaux), parallèlement aux enseignements dans la classe préparatoire.

 


7. Quelles matières sont enseignées dans chacune des deux sections ?
Plusieurs types d’enseignement sont dispensés au lycée en section D1, le droit privé, le droit public, l’économie, les langues vivantes, mais aussi les mathématiques (pour les étudiants qui le souhaiteraient). Des cours de méthodologie et de culture générale sont également proposés.
En D2, les étudiants ont des enseignements d’économie, d’histoire économique, de mathématiques, de langues vivantes, de méthodologie et de gestion.
Dans la perspective de la préparation aux concours (et de la réussite en licence à l’université), les cours dispensés visent à :
– l’approfondissement des connaissances,
– l’apprentissage des méthodes de travail,
– l’entraînement systématique aux exposés et aux travaux écrits.
Les cours (une douzaine d’heures) sont complétés par des entraînements aux épreuves orales (colles).

 

 

8. Comment la classe préparatoire contribue-t-elle à la notation en université ?
Par le biais de conventions pédagogiques signées avec les universités de rattachement, des équivalences existent entre des enseignements de classe préparatoire et des enseignements à l’université. Ainsi, selon les universités (Paris I, Paris-Sud Sceaux), et selon les années, le poids des notes mises par les enseignants de la classe préparatoire dans l’ensemble des notes de l’université varie entre 20 et 70 %.

 


9. Quels sont les débouchés à l’issue de la classe préparatoire ainsi que les taux de réussite ?
Les débouchés de la classe préparatoire, tant de la section D1 que de la section D2, sont très divers : l’École normale supérieure de Cachan, l’École normale supérieure de Rennes, les écoles de commerce, les Instituts d’études politiques, mais aussi les filières universitaires les plus sélectives. (voir les détails sur les pages dédiées). Ainsi, à l’issue des deux années de classe préparatoire, chaque promotion se répartit en moyenne de la façon suivante :
– une majorité des étudiants intègrent des grandes écoles (ENS de Cachan, ENSAI, ENASS, CELSA, Ecoles Supérieures de Commerce), Sciences Po,
– les autres étudiants poursuivent leurs études à l’Université en licence 3, ou en
magistère ; le fait d’avoir suivi un double cursus, et notamment une classe préparatoire, constitue un élément fondamental pour l’entrée dans les voies universitaires à accès sélectif.
D’une manière générale, la quasi-totalité des étudiants obtient la licence 2 en deux ans, un grand nombre d’entre eux ayant d’ailleurs une mention.

 


10. Quelle est la quantité de travail à fournir en classe préparatoire ?
Comme toute classe préparatoire, la classe préparatoire du lycée Marie Curie est exigeante ; les étudiants doivent certes fournir un travail important, ceci notamment en raison du double cursus d’études, mais la régularité du travail est à la fois la clé de la réussite et le moyen de se sentir tout à fait à l’aise par rapport aux exigences des concours et examens.

 


11. Quel est le degré d’exigence en mathématiques pour réussir en section D2 ?
Les études d’économie et de gestion ont une forte composante  » scientifique « . Ainsi, le poids des mathématiques est élevé à la fois dans les études universitaires et aux différents concours ouverts pour les étudiants de la section D2. Le bloc d’enseignement  » mathématiques, statistiques, probabilités  » est donc important au sein de la classe préparatoire, d’autant plus qu’une bonne aptitude au raisonnement mathématique est fort utile pour être parfaitement à l’aise dans les épreuves d’économie.

 


12. Quelles langues vivantes sont enseignées à la classe préparatoire ?
Le concours d’entrée à l’ENS structure les enseignements de la classe préparatoire. Or, pour ce concours, tant pour la section D1 que pour la section D2, les étudiants ne doivent passer qu’une seule épreuve de langue vivante. Parce que la maîtrise de l’anglais est devenue un facteur clé de succès pour la plupart des formations supérieures, les classes préparatoires du lycée Marie Curie proposent aux étudiants un enseignement soutenu dans cette discipline. Les étudiants qui souhaitent d’autre part poursuivre (ou débuter) l’apprentissage d’une seconde langue étrangère peuvent le faire au sein de l’université de rattachement choisie.